26.08.2006
zazie déménage
Zaz' reprend ses petits papiers et s'installe ici >
http://lespetitescertitudes.blogspirit.com
10:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.08.2006
Glane
"Un peintre c'est quelqu'un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence."
(Christian Bobin : L’Inespérée) Glané ici>
la_cause_des_causeuses/vendanges_poetiques...un_peu_de_bobin.html
Et quand le ciel affecté nous impose son grand nettoyage
Pluies battantes entre les cils de l’estuaire où l’orage a rabattu l’immensité des golfes
Gorges livrées aux batailles
Les eaux vomissent la mémoire de nos caves -souvenances incertaines -clartés obsolètes
Le temps est en son désastre ce que mon cœur appréhendé des temps de paix veut ignorer de l’absence des vagues
Le silence : c’est quand tu ne vas pas au rendez-vous
C’est quand des parenthèses font de tes rêves un monde de trop dans le défilé raisonnable et sobre des pages de ton agenda
Une terre de transit entre la veille et le lendemain le silence
Le silence : la minute qui nous soulage
Révèlant aux hommes leur aptitude à s’unir encore pour les hommages
Sympathisants des aubes qui se lèvent
La lumière : rayons des certitudes blafardes crépusculaires mourantes mates ou diffuses
Elle aspire la cire ancienne des regards encastrés en eux-mêmes dont on ne comptait plus que les méchancetés
Comme l’éclaircie de vos silences rend aux humbles leur empreinte dans ce monde et comme vous allez
Leur repêchant depuis les mots simples et légers accrochés à l'hameçon de vos radeaux
La preuve de leur existence
Dans les cellules encastrées des prisons de terribles voyous tournent les pages de chevet d’un recueil au Temps qu’il fait Lettres vives ou Fata Morgana
Et la lecture désarme
Et la vitre-frontière essuie les tirs hallucinés des mille pinceaux de vos palettes
Ne dire mot devant l’étendue
Le silence d’une fois le livre refermé
Lecture achevée vers un nouvel ordre des choses
Une fois que les peintures aussi ont incrusté la toile affirmée livrée aux regards arrêtés
Les couleurs et les mots te renvoient au cœur de tes fatras d'amours
Vitre-étendage de cristal verre de bohême ou de Venise
Châssis de nos émotions tu frappes
Tu graves
Et tu balaies le givre séculaire dans la minute
De silence

" Vous seriez loin de votre vie. Comme toujours, n'est-ce pas : un état ordinaire, banal. Le corps irait tout seul vers l'abîme, avec l'élan acquis de l'âge. Et sous la fraîcheur du sang, une faiblesse, une cendre. Une nostalgie : l'âme. Malade, oui. Sans doute : malade. Le vrai nom de la maladie, ce serait l'enfance. Comme telle, inguérissable. (...) " Souveraineté du vide : Christian Bobin (folio, 1995).

Ce ne serait que cela.
Fanée de ne dire ou ne faire.
J’aurais des pas sans empreinte, sur le lit des torrents. Des pas sans musique sur les crissements de gravier. Comme ces ascendants trop lointains qui n’ont pas même légué une lettre, un prénom, un hiéroglyphe, un tracé sur la pierre -au grand désarroi des miroirs muets.
Comme les marées balaient ce qui précède !
Comme les mémoires enchâssent de si larges absences !
Comme chaque matin défait le suivant !
Je cherche sur les blancs qui me restent –comme mouchoirs rendus au vent des fenêtres, un fil, bois flottant, un bout de mon être qui n’aurait pas coulé, un bout de moi dans le désert serein où j’égrène le si peu de temps qu’il nous reste après si peu de choses dites, de choses faites.
De nos petits écrits : le plaisir encombrant de l’archéologue extrayant au pinceau des siècles de poussières sur une pièce unique, lui rendant la valeur qu’elle mérite. En dehors de la phrase écrite, certains, ne sont rien.
En dehors de la phrase écrite non, je ne suis pas.
L’écriture chevauche aussi les années qui ne furent pas les nôtres, rend aux siècles châteaux ou citadelles. Drainant la substance empesée des cris qu’on n’a pas perçus, sans en donner jamais l’origine ou la fin. Rendre à celui qui s’en empare ce goût de déjà vu qui nous rassemble.
Naissances, couleur de soi, les amours qui s’étendent, les enfants qu’on a faits, le pull d’hiver qui nous attend, les appels et le lit qu’ils creusent.
Impossible à la main d’endiguer le flux, lorsque tu t’éprends des blancs de page.
Encore, vider les tiroirs, jeter l’inutile, nettoyer l’espace de nos rêves.
18:50 Publié dans Retour sur... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poesie, blog
05.08.2006
Mimétique
Toujours
Tu prends le chemin le plus court
Les tirs de roquettes ont semé des embûches sur le trajet du matin -ça tombe bien (en ces temps de paix)
Le soir aussi -au retour
Sous le ciel plombé de la certitude du risque -d’un quelque ensevelissement (bienvenu pour tes empêchements)
Jusqu’au bunker qui abrite tes rêves
Tu prends le chemin le plus court et le moins audacieux
Les années d’apnée ne t’avaient donné que le goût d’échapper
Au printemps tu prends la couleur du printemps
Elaguant cousant palissant semant dans les couloirs
Sous la bienveillance de l’aube
Entre les conversations sordides
Tu te fais bienveillante ou sordide
Etonnée d’être
Encore
D'entre toutes croyances tu ne t'en remets qu'à -ton correcteur d’orthographe
(Tu fais semblant de semer les fautes Tu ajoutes tu ignores tu remplaces)
Tu existes
-Partager du
Sens
Je suis ligneuse et vivace -liée au sol par les racines premières -le vent malgré tout m’emporte -aussi loin que je me souvienne mon écorce est perméable -ce qui sème en moi méprise et confusion -je suis l’âge la rosée le sel –végétale, apparentée aux oublis
Pour des soucis qui ne pèsent pas lourd -de l’oranger asteraceae devant les portes-fenêtres
Il pleut tu prends la couleur de la pluie (la pluie, ta voix lui rend son bruissement de lin froissé sur le matin)
Il neige tes pas prennent des blancheurs de page sur les étendoirs de midi
Alors
Encre sur papier de riz
Tes mots s’obstinent
Peut-être que tes mots n’ont pas l’écaille des absences fabriquées d’ici
20:40 Publié dans écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poesie, blog
23.07.2006
Montez!
11:50 Publié dans écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2006
Du verbe, des coups, du safran, de Balavoine, des guerres et de Charles Juliet
Parfois, le verbe dérape.
Les poètes aussi dérapent (à moins qu'ils ne se prennent pour des anges). Qu'ils sont bêtes, ceux qui font de la poésie toute bien-pensante! Ceux qui dans leur bleu d'azur achuré de miévrerie se défendent de n'assurer que des matins clairs aux lecteurs chercheurs d'or.
-Quoi? Et bien, j'étais seule, empalée dans la triste laideur caniculaire des jours à dévider le fil sans couleur (les 38 degrés à l'ombre avaient délavé la bobine-à-histoires), je n'avais qu'e-tv à me mettre sous la dent à mon réveil et, surtout... je n’arrivais pas à charger les plugins manquants pour écouter Tchangodei.
“On the sunny side of the street” (et quelques rues plus bas) –piano solo. –"Hey ! On ne copie pas, tss !"
Je était autre, la preuve : à l’aube de mes bras, mes genoux; à l’aube de mes reins; je me cognais, coudes, avant-bras, dans ma propre demeure. Des barreaux de table, des encoignures de portes, l’angle des commodes et les pieds de lits se jetaient sur moi estampillant ma peau de marques bleues, rouges, noires. Je vascillais. J’espérais me perdre, sans doute ? –Batterie, saxophone, n°5 "Une fleur a besoin d’être aimée".
J’arpentais les Puces, de Montreuil à la Porte de Bagnolet, m’abandonnant aux robes de lin made in China que l’ombre de mon adolescence avait déjà désirées. J’emportais des tapis antiglisse de la couleur de mon papier peint, des encens à tenter, un bouquet de persil plat qu’un vieil homme vendait hors des stands officiels dans les courants d’air l’épargnant à la chaleur estival, j’achetais sous le manteau mes paquets de Marlborows 3 euros pièces, je choisissais des pinces à cheveux de la couleur de mes hauts de mes bas et des perles d’oreilles de mêmes tons, du safran pour parfumer le riz blanc (je rêvais de longues tablées), j'éfeuillais les livres anciens, les timbres, les affiches...
"Toi mon naamour/Toi qui a le cœur louourd mon naamour/Est-ce que tu m’aimes toujououours mon namour"
On se fait toutes les guerres, on se les fait et on se les refait à soi et contre soi.
On ne tire que sur les multiples reflets de son propre corps.
Nos haines ne transpercent jamais que les miroirs.
En nous le mépris d’un autre, autre trop semblable à ce que l’on donne à voir.
En nous la haine de l’autre. Parce que le dénie de la haine de soi.
Quel que soit le territoire.
Même les enfants, invités des goûters de ballons multicolores gonflés aux fenêtres ouvertes fêtant leur arrivée, savent qu’il y a DE LA PLACE pour tout le monde.
Mêmes les enfants vous diraient que les déserts appellent d’entre toutes nos mains réunies à fonder des oasis. Les mains d’ici pour familles revenues d’ailleurs outre le ciment coulé dans l’antre de la maison de leurs aïeux.
Des mains à rompre l’écaille des soleils de plomb.
-Quoi?
« ce vertige
à voir la soif
ne susciter
que désert »
« si tu n'as pas
vécu la séparation
comme une hémorragie »
« si les mots
n'ont pas
séché
sur tes lèvres »
http://www.tchangodei.com/p-poemes.htm
19:50 Publié dans écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.07.2006
embusqué
19:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.07.2006
D'un à propos, l'autre
Tous les jours, oui, nous viendrons déposer nos petits cailloux.
Qui du matin qui du soir et qui sous les yeux béants de la lune.
Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus jamais de place pour les incertitudes.
![]()
Jusqu'à ce que la côte ait vomi le sable des regards aux océans.
Jusqu'à rebâtir les temples initiaux.
Oui nous prendrons d'assaut l'aube et le printemps comme il fut écrit.
Des géants sortiront d'entre les pages rendues aux vents.
Sera décryptée sous le velours des doigts la partition du verbe à chacun de ses sujets.
Car les sables finiraient par mordre dans les tours.
Car les mots longtemps retenus, crevant sous le continent noir de l'écaille des jours, de l'écaille des nuits, seront lâchés comme porte-paroles.
Car le vent, aussi, m'appartient.
![]()
Quand le temps, au temps, aura cousu en un seul rideau de perles les petites victoires de nos départs au matin.
Y repensera-t-on, aux allées et venues sur les lacs gelés, -actions autrefois avortées sous les empêchements. Aux rescapés de l'ennui sans triomphe et sans retrouvaille, -hébergés par la peur (de se rendre, de se doter du pas de nouvelles cavalcades). Elagueurs de nos propres reflets. Détourneurs de miroirs accrochés au ventre des étoiles. Voisins accoudés des fenêtres bancales. Enfance trébuchée sur les mines - cent vingt millions d'actives recensées, trois cent soixante modèles terrestres. Mines à effet de souffle. Mines directionnelles à fragmentation. Mines bondissantes disperçantes d'éclats métalliques.
17:35 Publié dans écriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture
05.07.2006
Lettre à sa nièce
Pascale-Albertine Sarah Zain
Les Cailles du Buisson de la bergère
Fontayne-le-Ruth
à
Mlle Anne-Sophie Delrive
hôtel Le Plaza
Bd Adolphe Maxlaan
18 - 126 6 1000 Brussels - BELGIUM
Ma bien chère nièce,
Te voilà donc au Plaza !
J’avoue que, dans un premier temps, ce boulevard Adolphe Machin du centre ville m’a laissée quelque peu pantoise*.
"Adolphe" ça ne fait pas un peu bizarre non ? Intriguée et curieuse, j’ai d’abord poussé mes investigations -comme à mon habitude, en interrogeant ce cher Google.
A ce propos, dis-toi bien que si ta pauvre tante devait un jour se ré encanailler, ce serait certainement avec ce cher, très cher Google. Le méta moteur des recherches avancées qui te révèle ab-so-lu-ment TOUT ma chèèèère ! (Bien plus de détails craquants que dans Voici ou Voilà).
Ainsi donc concernant Le Plaza de Bruxelles, je tombe en première page sur l’avis des internautes de Cityvox attribuant leurs étoiles aux Grands Hôtels, et en particulier sur le commentaire d’une certaine Laurelala ( ?) que je m’empresse de te rapporter :
> « ...dans un quartier un peu chaud (bars "sexy" aux alentours) mais on oublie vite. C'est beau, c'est feutré, le lit est une pure merveille et on a l'impression de marcher sur des nuages (moquette bien fournie !). Je n'ai malheureusement pas de quoi comparer cet hôtel avec un autre de même catégorie mais j'y ai passé une nuit délicieuse et le service m'a semblé tout à fait agréable et discret... »<
Tu imagines donc l’inquiétude qui fut la mienne à l’heure où je pris l’initiative de t’écrire ces lignes.
Non, je n’ai pas tenté de joindre ta mère -ni ton père d’ailleurs (en ce moment il doit suivre chaque étape du tour de France).
Non non, ne hurles pas : je n’ai rien dit non plus à ta grand-mère. D’abord parce qu’il n’est pas question d’inquiéter celle-ci avec ces histoires de bars sexy et de quartier chaud -tu connais ses problèmes d’hypertension- mais aussi parce que son penchant naturel serait de téléphoner à ta Mamoune pour la culpabiliser et l’assommer des pires qualificatifs, ce qui déclencherait une crise aigue chez les unes et les autres dont on pourrait bien se passer en ce moment (vu nos soucis générés par la canicule de juillet -moi je trouve qu’il fait assez chaud comme ça, vu que le Tour de France n’est pas terminé, vu que nous aspirons tous à passer nos vacances au calme, vu que les raids aériens se sont intensifiés sur le Liban et que l’Onu ne demande même pas de cessez-le-feu et qu’on n’a pas fini de s’emm… encore avec ça aussi enfin... ce genre de choses quoi. Sans compter que le Dow Jones vient de perdre 0.99 et le Nasdaq 0.86%).
Mais, alors que je comptais déposer une plainte auprès du Ministère du tourisme, mon espiègle méta moteur, poursuivant l’investigation (c’est vrai, les réponses ne sont pas toujours apportées dans un ordre pertinent) me décrivit la construction de 1930, le théâtre classé, les rénovations apportées par le Baron van Gysel de Meise, les tapisseries, les lumières diffuses, l’aspect glacé du marbre, le salon Estérel… que des choses de bon goût qui finirent de me rassurer. Enfin ! me suis-je exclamée- s’il faut que ma nièce traverse un quartier un peu chaud dont les Laurelala auront arpenté le pavé et devantures des bars sexy, autant que ces pavés soient classés Patrimoine architectural.
Ah, petite Sophie, c’est que j’ai bien connu le baron van Gysel de Meise ! C’est lui qui institua le Prix Van Gysel pour la recherche biomédicale (prix triennal de 100.000 € destiné à favoriser le développement du haut enseignement et de la recherche). Ta mère et moi nous n’avons pas eu l’occasion d’évoquer devant toi nos connaissances dans le domaine des neurosciences. Tu ne savais donc pas que nous avons été les patientes du Professeur Rufin Vogels, ainsi que les patientes du Dr. Pierre Vanderhaeghen (enfin moi surtout).
Sache que j’ai gardé d’excellents contacts avec ce dernier** même si…
Mais, à quoi bon t’ennuyer avec le passé ?
Je devrais plutôt te conseiller d’aller voir Chips, chocolat et fraises Tagada. Je suppose que ça doit passer près de chez toi aussi. A condition bien sûr de choisir une séance en matinée s’il faut -allons bon, s’il faut absolument traverser un quartier malfamé au sortir du Plaza.
Ce 14 juillet, cette année encore nous avons eu le bonheur de voir passer dans le ciel de notre Ile de France les escadrilles d’avions de chasse et d’hélicoptères de combat qui sont si chères à ton papa ainsi qu’à ta grand-mère. Outre la patrouille de France, l’armée de l’air a présenté l’un de ses quatre avions radar Awacs, opérationnels depuis le début de ce mois, et les Mirage F1 C de l’escadron Normandie-Niémen. La marine a sorti pour la première fois ses avions de patrouille Atlantique 2 et l’armée de terre a mis en vedette la légion étrangère, les maîtres-chiens et des lance-roquettes multiples. Ah, ma petite Sophie, que tout cela est rassurant !
Ton cousin n’est toujours pas rentré (23h50) mais je ne m’inquiète pas. Il est allé aux Champs Elysées voir le feu d’artifice. Non non, je t’assure, je n’éprouve aucune inquiétude. Mais puisque je te dis que tiens, la preuve, je suis sur Parisrama.com où les festivités sont annoncées, feu fireworks à 22h30. Le programme en détail est suivi aussi par http://www.14-juillet.cityvox.com/ AAHHHHHHHH !!!!!!!!! encore cityvox ?
Bon, ma Poupoune, il est temps que je t’embrassouille.
J’espère que ce petit mot te trouvera bien en forme. Ne te laisse pas harcelée, mais ne suis pas n’importe quel client non plus sous prétexte qu’il est beau gosse, évite le boulevard Adolphe Max, ne rentre pas tard, ne fais pas de zèle non plus ǾΘ٥ٻ╠l je viens d’abattre un moustique.
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Ta tante, Pascale-Albertine
* >en définitive, reprenant ma lettre au tout début, j’hésite entre pantoise ou perplexe. Perplexe ce serait mieux non ? Car pantoise ça fait un peu vieille pendule de campagne. Il y aurait bien aussi ébahie, ou ébaubie. Ebaubie me siérait non ?
** >surtout, ne dis rien à ta mère des contacts que j’ai su préserver avec Vanderhaeghen (elle serait verte de jalousie). D’ailleurs nous ne nous voyons plus que très rarement. A la dernière rencontre de l’association Unité capétienne autour de Hughes Capet je crois même qu’il a fait mine de ne pas me reconnaître. Sans doute parce que Utgart Vandeputte l’accompagnait.
21:25 Publié dans épistolaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2006
Masques au jardin
![]()
Des galets rendus aux creux des sables. Des pas coulés sur la toile éphémère et ridée des rivages.
Panachées, drapées, lithochromées -indigo mauve prune aux coeur de noisette, levant les yeux au ciel.

Et d'autres carminées avec
cette étrangeté dans le pétale
Regards
![]()
Ecume-collerette plus modeste
souriant aux oiseaux
de passage.
20:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2006
♥ Février-mars au matin. Neige.

Il a souvent neigé dans les tiroirs des coiffeuses en bois de rose offrant à l'étincelle des poussières nos bijoux de papier
Les soleils d'hiver aux midis de plume ont altéré le grain des miroirs

Comment préserver le timbre des voix tandis que d'invisibles artificiers font tournoyer encore de tels jets de lumière
Ta main reposait déjà sur les genoux du monde

La tour bienveillante des ombres sacrées se profilait entre mes pas
J'avançais vers des savoirs de soie
Cristal des miroirs
D'où naissait l'hortensia

Dans les plis bleus de toutes les fêtes ils te regardaient
Coudes et mentons adossés à leurs drames
On se dépassait en souriant sous nos étoiles

Puis les nids des arbres regorgeaient de chocolats Pâques avait caché des pièges rieurs dans leur panier
Les enfants couraient dans les allées





Février-mars coiffant de même neige et de même silence un autre matin
Rendit au pas la semelle de vos marches croisées
Vous alliez d'avant-garde effacer sur l'ardoise la poussière des chemins
De chaque versant Des vents conjoints
Vos mains iraient se mêler sous les châles blancs
Tant de repos dans l'enluminure de vos regards qu'aucun bouquet ne saurait dire
Le lit des rivières y couche l'ancre précise où je démarre
13:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2006
♥ C'était l'année Mozart...
Les vents de nuit pour se venger avaient gelé les rivières dans nos veines
Nous restions muets rassemblés sur la seule berge
Tandis que des bras s'allongeaient encore
Plus faiblement qu'au matin
On n'avait pas même enseigner aux enfants à compter sur leurs doigts
Et tandis qu'on recherchait les coupables mièvres de ces trente dernières années
Les plus atteints
Accrochant leurs textos appauvris au ciel dépouillé de leurs écrans de marque
Ne trouvaient pas la sortie de secours malgré la signalisation
(on avait oublié aussi de leur apprendre à lire)
Il y eut donc d'innombrables noyades
Les souris optiques sans fil ne glissaient plus sur nos tapis Pixifot personnalisables à septeurosquatrevingtquinzeseulement
Les pique-niques en famille avaient chuté de 60% depuis les années 80, les jeux de cartes entre copains diminué de moitié se lamentait Boase à travers l'enquête "The Strenght of Internet Ties"
Les moteurs de recherche aussi se faisaient la guerre
Les présidentiables présidentiaient tandis qu'il nous fallait lutter contre les infections nosocomiales
La vieille coque du Clemenceau expirait sous l'amiante
Après les prières
Le ventre repus des ferry recrachait un millier d'hommes en Mer rouge
Sur le lac Victoria les orphelins suçaient les arrêtes des perches du Nil qui avaient séché sous le soleil noir de Tanzanie
Les aviateurs russes déchargeaient leurs armes sitôt acheminées vers le Sud
Les victimes enviaient le sort des victimes reconnues tandis que de nouveaux crimes se perpétuaient en direct
On bâtissait des murs de bêton
On acheminait d'autres armes dans les sous-sols exangües
On piétinait des drapeaux
On faisait la chasse aux dessinateurs
Des cinéastes tombaient sous les balles
On n'entrouvrait les frontières qu'aux plus riches
On avait oublié un Antonio Lobo Antunes dans un wagon restaurant du TGV Paris Lyon mais personne n'avait envie de jouer au bookcrossing
Une dépêche annonçait avec solennité que les iris jaunes et les roseaux pourraient recycler
nos eaux polluées
Une autre que Pluton allait perdre son neuvième rang à la classification du système solaire supplantée par Ub313 dont le diamètre semblait nettement plus massif
Les plus bêtes nous disaient en souriant Quoi vous n'avez pas lu le dernier Houellebecq
Benabar avait enfin trouvé ses allumettes et chantait L'Italien
Des archéologues
Penchés dans nos allées
Cueillaient sous la poussière de leurs pinceaux la trace de nos pas
La buée de nos larmes
Les débris de nos désirs d'idéaux
Et l'on se demandait combien il faudrait de temps aux historiens pour parler enfin correctement de ce temps-là
Alors
Nous restions muets rassemblés sur la seule berge
Relisant de mémoire les rides qui marquaient les mains de nos ascendants sur des chemins tracés et travaillés pour nous
Le temps d'écrire cela des doigts se dressaient encore hors de l'eau
Les vents de nuit pour se venger avaient gelé les rivières dans nos veines
14:15 Publié dans Polar : poème noir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Actualités
29.01.2006
Capteur de toutes les rumeurs...
" Le poète achemine la connaissance du monde dans son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de l'histoire qui a l'homme pour seul témoin. "
( Edouard Glissant -"L'Art poétique" )
19:42 Publié dans Retour sur... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
Casse

Les mots, natifs des casses, entachent la courbe de nos épaules et fondent la nuit.
Dépourvus d'intérêts aux multiples détours, les mots transgressent et décousent la trame de nos émotions hermétiques.
Les mots fondent aussi le tissu de nos questionnements, l'arrondi de vos yeux, la surprise ou l'inquiétude au bord de vos lèvres.
J'élève une stelle à la mémoire des mots, cendre vivante de nos regards brûlés à s'être croisés en silence. Des mots tus jetés dans le lit des torrents.
Des mots qui vont évoquer pour longtemps et fixer enfin ce que je suis.
Les mots captent la moelle et posent l'essentiel et vous devinent. Avant que vous ne puissiez inventer une histoire.
On ne dénote pas d'insouciance entre les mots. Au bout de leurs doigts.
Ils reformulent et donnent à chaque réalité son vrai reflet, son armature, sa consistance.
Ils modèlent à vos yeux ce que je serais troublée de paraître, ce que les larmes ont charrié, ce que l'écume est à la mer.
La mémoire s'allonge et les hommes déposent enfin leurs armes.
Les mots ressèrent les mailles d'un vieil astrakan jeté sur les épaules.
Les mots défont la courbure sous nos désirs d'étreinte,
au fond de la cour où s'enrichissent
les moineaux
déposés par le vent d'entre les tours.
07:05 Publié dans Brouillons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
14.01.2006
Fenêtre
Coudes à la fenêtre de son jardin le peintre
Qui n'avait pas vendu sa toile
L'avait mise au rebut où s'entassent les encombrants qui attendent les monstres
Nous nous l'arrachâmes

Le chassis en souffrit
Ils finirent par lâcher les mains ensanglantées d'avoir trop tirer par devers eux car ça coulait d'un sang d'encre et de peintures mêlées la vitre ne se brisa pas C'était à la fin d'une journée de juillet sous le grand châtaignier on en avait oublié l'anniversaire de la petite C'est quand il y eut trop de blessés et que les voisins jugèrent bon d'appeler la police que je sus que j'avais un peu gagné mais
pour combien de temps?

Depuis c'est pas malin j'ai clôturé barricadé demandé au soleil de pas rentrer
Les volets sont fermés j'ai fait posé des verroux une alarme ultra perfectionnée mais ça fait plus de dix ans que je vis dans l'angoisse
A cause de ma soeur -surtout
Je sais qu'elle n'a jamais renoncé
(J'ai beau lui dire que ce serait dépareillé mais elle rêve toujours de l'avoir dans son salon)
18:50 Publié dans Brouillons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
Palette

Je ne vous oublie pas
Criant dans les allées
Enfants des étoiles Il a tant neigé J'abrège vos souffrances amidonnées sous la glace au redoux de cet hiver
La terre ici porte enfouies toutes les larmes comme engrais donnant des joues plus larges à vos espoirs
18:05 Publié dans Brouillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
10.01.2006
...
Chaque soir il y a plein de pétales dans tes yeux Strogof
Au crépuscule qui précède et le jour d'après les cristaux de tes mains plongent encore
Le matin ne voit plus se lever que les mouchoirs blancs rendus aux fenêtres et dans le bal des cours Dansant aux vent de toutes les paix
A défaire mes nuits tu fais courir des soleils sous la pluie
19:20 Publié dans Brouillons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
09.01.2006
Plâtre (brèves)
Je ne crois pas, au nom des enfants de demain qui sont aussi les enfants d'hier, qu'il y ait -et il en va de toutes les mémoires- pres crip tion.
Si mes doigts pouvaient divulguer le tiers de vos désillusions, petite fille aux allumettes, petits-enfants de Tchernobyl, dans cet espace où, sur la toile, l'on enfile des perles -à vous, quel printemps...
Je hais Verlaine je hais
la chanson des amants imbéciles, les feuilles mortes qu'on ramasse à la pelle, quand toutes les écailles de la nuit vont sur vos lèvres.
Je hais les tours fragiles où nous nous réfugions, les blessures qu'on s'inflige, les salons bien meublés, pendules à l'heure, Aubussons rectangulaires sur les sols bien cirés et tout ce dans quoi nous avons investi -surtout je hais nos bonnes intentions.
Je rallume d'un trait sur mon écritoire de carton l'enfance effacée sous les raffales.
Porte-parole des corps fauchés à l'ombre des décombres, l'écriture commence où finissent les voix.
Ici, à chacun des étages des tours, un enfant, se détermine. Sans savoir comment ça se fabrique une nation, un paysage, un milieu socio-économique, comment ça se fabrique un visage loin des archétypes. Un enfant cherchant le chemin tranquille où cueuillir raisins, cerises et matins.
19:10 Publié dans Brouillons | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
TABLE DE CHEVET : Retour sur Christian Bobin
"L'Eloignement du monde" (Ed. Lettres vives/Entre 4 yeux -1993)
Extrait (4è de couverture) :
"Une longue épée de silence s'enfonçait parfois dans mon coeur, et je ne pouvais l'enlever sans aussitôt provoquer une hémorragie : je choisissais donc de me taire et d'écrire ce genre de phrases gouvernées par le blanc. Chacune m'était délivrante au temps où elle venait. Je n'ai jamais écrit que pour résoudre une crise, traverser une forêt, rejoindre le temps limpide dessous le temps obscur. Je n'ai jamais écrit que pour vous et pour moi, pour un vous et un moi à venir, non encore apparus en ce monde où il n'y a jamais eu personne."
13:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Ici
Gardez-moi sous les sables un abri plein des tables de chevet que nous avons partagées et qui soutinrent nos rêves
Gardez-moi de vos cendres un peu de l'odeur des mondes qui s'éteignent
Puisque vous irez
- vous éteignant
puisque vous ne voulez faire autrement
Gardez-moi l'empreinte hallucinée de vos pas sur des neiges que vous n'aurez pas eu le temps de fouler
Les gaietés que nous prîmes en plein vol et ces soirées d'êtres séparés que nous avons passées sans en vaincre jamais la raison ni l'amertume cachée dans l'ombre de nos manches
- puisque déjà lorsque rien ne nous séparait nous n'étions
pas ensemble
Gardez-moi des sursauts de vos victoires De ces écorces de joie qui vous ont traversés
Des racines d'histoire que vous arrachiez sans moi quand je n'étais pas née
Gardez- m'en des bribes sous la traînée noire de vos signatures afirmées dans les livres d'or avant qu'ils ne se referment et même
après qu'ils se soient refermés Mais
Gardez-moi
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06.01.2006
Histoire ou : "J'ai la Mémoire qui flanche"
LIBERTE POUR L'HISTOIRE ?
Le texte de l'appel :
Voici le texte publié par des historiens, intitulé “Liberté pour l’Histoire”, qui réclame l’abrogation d’articles de lois qui nuisent à l’étude historique.
“Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :
L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.
L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.
L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.
L’histoire n’est pas un objet juridique.
Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire.
C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.
Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime démocratique.
Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock.”
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(Le texte qui précède a été publié dans les pages Rebond de Libération mardi 13 décembre)
- Le 23 février 2005. Vendredi, fin d'après-midi. Les députés socialistes étaient-ils partis jouer à la pétanque?
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Ne jamais s'emballer........
Une seconde pétition circule :
Texte de la contre pétition des historiens :
Mardi 20 décembre 2005
" Nous revendiquons pour tout un chacun une pleine et entière liberté de recherche et d’expression. Mais il paraît pernicieux de faire l’amalgame entre un article de loi éminemment discutable et trois autres lois de nature radicalement différente. La première fait d’une position politique le contenu légal des enseignements scolaires et il paraît souhaitable de l’abroger. Les secondes reconnaissent des faits attestés de génocide ou de crimes contre l’humanité afin de lutter contre le déni, et de préserver la dignité de victimes offensées par ce déni.
Ces trois lois ne restreignent en rien la liberté de recherche et d’expression. Quel historien a donc été empêché par la loi Gayssot de travailler sur la Shoah et d’en parler ? Déclarative, la loi du 29 janvier 2001 ne dit pas l’histoire. Elle prend acte d’un fait établi par les historiens – le Génocide des Arméniens – et s’oppose publiquement à un négationnisme d’Etat puissant, pervers et sophistiqué. Quant à la loi Taubira, elle se borne simplement à reconnaître que l’esclavage et la traite négrière constituent des crimes contre l'humanité que les programmes scolaires et universitaires devront traiter en conséquence.
Le législateur ne s’est pas immiscé sur le territoire de l’historien. Il s’y est adossé pour limiter les dénis afférents à ces sujets historiques très spécifiques, qui comportent une dimension criminelle, et qui font en tant que tel l’objet de tentatives politiques de travestissements. Ces lois votées ne sanctionnent pas des opinions mais reconnaissent et nomment des délits qui, au même titre que le racisme, la diffamation ou la diffusion de fausses informations, menacent l’ordre public.
L’historien serait-il le seul citoyen à être au-dessus de la loi ? Jouirait-il d’un titre qui l’autorise à transgresser avec désinvolture les règles communes de notre société ? Là n’est pas l’esprit de la République où, comme le rappelle l’article 11 de la déclaration des Droits de l’Homme, « tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».
( paru ds 20'.fr -c'est court 20', pour l'Histoire)
1ers Signataires : Yves Chevalier, Didier Daeninckx, Frédéric Encel, Bernard Jouanneau, Serge Klarsfeld, Claude Lanzmann, Marc Levy, Odile Morisseau...
20:40 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.01.2006
CHATS PERCHES de Chris Marker
Documentaire. France. 2004.
Le prétexte? Un petit conte de Maspéro : Luc a perdu son chat.
Comment? Pourquoi?
Chagall (entendez Segal) avait écrit : "Les oiseaux sont des cons!" -Allez savoir pourquoi... Un autre poète (devinette) aurait écrit : "Nous avons besoin des chats!"
Chris Marker, réalisateur de La Jetée, part donc, un peu avant l'année 2000, à la recherche du chat. Levant les yeux au-dessus des toits de Paris, il aperçoit le chat jaune, à plusieurs endroits, graffité, tagué à une altitude où le "tagueur" prend le risque de se rompre le cou pour faire apparaître le sourire du chat.
( "Chat. Sourire. Le sourire du chat. Le tagueur de chat prend le risque de taguer le chat ci haut au-dessus des toits de Paris, pourquoi" (signé Marguerite Duras). ;-( ).
- Puis du chat jaune, on perd la trace. Sur le chemin, dans le métro parisien, 4 années défilent. 2000, 2001. Des temps à ne pas mettre un chat dehors? Septembre : la peur après la chute des tours. A chaque station l'on tient serré contre soi son sac, l'inquiétude se lit sur les visages. 2002. L'impensable (oublié, banalisé) arrive.
- Après une longue quête le caméraman retrouve le chat, à la manif du 1er mai...
Sortie de Jospin. L'homme honnête se retire. Reste le "voyou", 80%. Etc... jusqu'aux défilés contre la guerre en Irak, jusqu'au visage de Cantat, l'enterrement de Marie Trintignant (Des tournesols). 2004.
Une belle chronique
Errance filmique.
Dans la rue tout se tisse, s'affirme, se délie. Le pavé reprend ses droits.
21:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma


